COMMUNIQUÉ de l’association Sortir du nucléaire Bugey, qui faisait une action sur un rond point d’Ambérieu en mars :
Il y a 15 ans, le 11 mars 2011, suite à un terrible tsunami, survenait la catastrophe nucléaire de Fukushima. Des milliers de personnes ont dû évacuer la zone concernée du fait de la pollution radioactive sans précédent dans les airs, dans l’eau et sur la terre.
Depuis, en dépit du travail gigantesque et très dangereux réalisé pour tenter de contenir la radioactivité (et les risques de « sur-accident »), tout a été fait par les autorités pour minimiser la gravité de la catastrophe. Et donner ainsi l’illusion à la population et au reste du monde, d’un retour rapide à la « normale ». On a même fait revenir sur place des personnes évacuées, en modifiant les seuils de dangerosité à la hausse - de manière à justifier ce retour.
Une catastrophe nucléaire s’inscrit dans le temps long.
Quinze ans plus tard, la menace et le danger sont toujours là. Le problème n’est pas « réglé ».
Le sera-t-il d’ailleurs un jour ?... Quand survient l’impensable, ce sont des milliers de personnes qui, du jour au lendemain, perdent tout. Elles sont déplacées très loin de chez elles. Et une région entière est dévastée et sacrifiée. Sans oublier la hausse des cancers et autres maladies.
À Bugey, où est située la désormais plus vieille centrale de France, il est question de construire deux nouveaux réacteurs, de type EPR2. Certes, nous n’avons pas de risque de tsunami sur le site du Bugey. Mais rien ne nous prémunit vis-à-vis d’autres menaces extérieures comme une possible rupture du barrage de Vouglans (inondant alors le site) ou un crash d’avion (nous sommes dans le couloir aérien proche de l’aéroport de St-Exupéry) ou même d’un acte terroriste. Sans omettre tous les risques inhérents au fonctionnement d’une centrale nucléaire - risques qui sont nombreux…
Malgré les contrôles de l’ASNR*, même en France, le nucléaire n’est pas sûr.
Cet accident de Fukushima vient nous rappeler que le nucléaire n’est pas une énergie sûre et sans danger. Malgré les contrôles, il y a des éléments qu’on ne maîtrise pas. Et non seulement, le nucléaire ne nous rend pas indépendant puisqu’il faut importer l’uranium, mais en ces temps de conflits, les sites atomiques constituent des cibles privilégiées pour des attaques militaires.
On le constate avec la guerre en Ukraine, avec les frappes répétées sur la centrale de Zaporijjia.
« Fukushima, 15 ans que ça dure ». Il est grand temps de sortir du nucléaire et d’aller enfin et massivement vers les énergies renouvelables, qui elles, ne présentent aucun danger.
* ASNR : Autorité de Sûreté du Nucléaire et de Radioprotection (fusion de l’ASN et de l’IRSN)"
Une nouvelle action se prépare pour le 25 avril, anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.
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