NPA 69
  • Marche des fiertés lesbiennes samedi 25 avril à Lyon

    21 avril 2026

    Communiqué de la Collective Lesbienne Révolutionnaire :
    "Lesbiennes, luttons contre le fascisme !
    A l’occasion de la journée de la visibilité lesbienne, nous vous donnons rendez vous le 25 avril 2026, à 14h Place Louis Pradel
    Lesbiennes, prenons la rue !
    Pour nous, Collective Lesbienne Révolutionnaire, être simplement vu-es, entendu-es, ou représenté-es ne suffit plus. Nous appelons les lesbiennes à s’organiser collectivement pour lutter par tous les moyens contre le fascisme. Nous devons organiser la solidarité avec les personnes opprimées par les fascistes et ciblées par la répression d’un Etat qui fascise la société. À toutes ces personnes, nous affirmons notre soutien indéfectible.

    Lesbiennes pour l’anti-fascisme
    Au lendemain de la marche honteuse des néofascistes à Lyon et de la manipulation médiatique de la mort d’un militant néonazi, de la vandalisation de la mosquée Koba, des locaux de Solidaires, et de la Plume Noire, des menaces à la bombe visant les locaux de la CGT et de la France Insoumise, des intimidations visant le Planning familial, de l’implantation à Lyon de l’association antiféministe Familia financée par Pierre-Édouard Stérin, de l’acharnement sur les universités et la jeunesse avec des suppressions de financement , de la montée du RN aux municipales nationalement avec une métropole passée à droite à Lyon, ce qui a mené à la suppression de la vice-présidence sur lutte contre les discriminations et pour l’égalité femme homme ou encore de la volonté de mettre fin à l’encadrement des loyers. Nous ne pouvons pas laisser notre ville aux fascistes !

    Lyon restera la capitale de l’antifascisme.
    Le 26 avril, journée de la visibilité lesbienne, est prévue une marche contre l’avortement organisée par la même militante fasciste qui a organisé la marche néonazi du 21 février : allons-nous les laisser déambuler librement avec leurs idées nauséabondes ?
    Pour les fascistes et réactionnaires soi-disant « pro vie », il y a des vies qui valent moins que d’autres. Où était l’hommage institutionnel à Ismael Aali, à Caroline Grandjean, et aux autres camarades morts dans le silence, tués par le fascisme et délaissé par l’Etat ? Où étaient leurs visages sur la façade de l’Hôtel de Région ?
    N’oublions pas que la fascisation de la société est aussi opérée par l’État et sa police. Les premières victimes sont les personnes racisées et en situation d’exil. Face aux rafles, rejoignons les luttes des camarades de nos quartiers et soutenons les luttes des personnes racisées !

    Lesbienne contre l’impérialisme

    On ne peut pas diviser la fascisation de la société et l’impérialisme : les génocides et les guerres sont le résultat de puissances capitalistes et coloniales qui mettent leurs intérêts économiques avant la dignité humaine.
    La France nous prépare depuis quelques années à la guerre avec l’augmentation du budget de l’armée et de la police, le réarmement démographique, le SNU, la prédation de l’armée sur la jeunesse. Mais la guerre est déjà là et frappe des millions de personnes.
    Nous, lesbiennes, devons soutenir par tous les moyens les luttes des peuples colonisés et victimes de l’impérialisme : notamment le peuple iranien, le peuple kurde, le peuple vénézuélien, le peuple palestinien, le peuple soudanais, le peuple congolais, le peuple libanais et le peuple kanak. La France n’est pas simplement indifférente face à ces massacres et génocides : elle est souvent aussi coupable.
    Nous réaffirmons en ce sens notre solidarité avec les lesbiennes et les femmes du monde entier qui luttent contre l’impérialisme : celles qui meurent sous les bombes, et par la répression des dictatures, celles qui se confrontent à la lesbophobie d’État au Sénégal - conséquence de l’impérialisme français - celles assassinées par la transphobie, celles tuées par les mesures réactionnaires aux Etats-Unis.

    Nous, lesbiennes, devons nous organiser massivement, entre nous mais aussi avec nos syndicats, nos partis politiques, nos comités de quartier, et nos collectifs associatifs. Portons les valeurs antifascistes, décoloniales, antimilitaristes, et anticapitalistes que nos aînées ont porté avant nous.
    Nous refusons d’être au service du pouvoir capitaliste, de la pensée néo-libéraliste, qui à pour seul but de maintenir l’ordre social établi. Ne collaborons jamais avec le fascisme ni avec ses allié-es !
    Lesbiennes, organisons-nous !
    Lesbiennes, prenons la rue !
    Lesbiennes, luttons contre le fascisme !"