COMMUNIQUÉ UNITAIRE relatif à la Pride (Marche des Fiertés) de Lyon ️⚧️️
Signataires : @jeunegardelyon @mjcf.rhone @usl.69 @ujc_lyon @generations_rhonemetro @npa69_officiel @jeunesses_npa_lyon @jeunesglyon @liguejeunesserevolutionnaire1 et @unionetudiantelyon !
Nous avons pris connaissances il y a quelques semaines du communiqué du Collectif Fiertés en Lutte (CFL) à propos de l’exclusion des partis et syndicats de la Pride 2025. Nous souhaitons revenir sur cette décision et éclaircir notre position à ce sujet.
Dans la continuité de cette démarche, nous serons présent-es à la réunion organisée par le CFL, le 8 avril, où nous aurons de nouveau l’occasion d’échanger avec elleux à ce sujet et nous encourageons les assos, partis et syndicats à participer a cette discussion.
Selon nous le rôle des partis de gauche et des syndicats progressistes est de donner des outils à celleux qui subissent des oppressions pour s’organiser, se former et les combattre politiquement. Ces derniers n’ont pas vocation à éclipser les associations dans les luttes qu’elles mènent mais bien au contraire de soutenir les luttes avec d’autres moyens dans les lieux de travail, dans l’espace médiatique, etc.
Nous pensons, comme le CFL, que les oppressions sont liées entre elles et que nos luttes doivent être intersectionnelles : il nous semble impossible de parler des LGBTI+ phobies, sans évoquer les luttes antiracistes, les luttes féministes pour le droit à disposer de son corps, sans prendre en comptes les discriminations des institutions policières et judiciaires ou sans mettre en avant les mécaniques du capitalisme qui provoquent la précarité des minorités de genre/les pénuries d’hormones par exemple. C’est pourquoi nous affirmons qu’il est important de ne pas exclure des pans entier du mouvement social lorsque se tissent des liens et des solidarités.
Ainsi, nous agissons souvent au côté des associations communautaires et des syndicats. Sur différentes mobilisations, des inter-organisations ont eu lieu et ont permis la réalisation d’actions unitaires : en participant à la rédaction d’un appel commun, en mobilisant nos militant-es, en participant à la sécurisation et à la logistique d’évènements et en en faisant la promotion sur nos canaux d’information.
Nos organisations syndicales et politiques sont aussi des espaces dans lesquels les personnes LGBTI+ se sont organisé-es et s’organisent toujours, afin de donner sens collectif à leur voix, pour se défendre et obtenir des victoires politiques.
Dans la période que nous vivons, où les logiques capitalistes et impérialistes parviennent à leur apogée, où les droits des personnes LGBTI+ sont particulièrement menacés et où l’homonationalisme prend de l’ampleur, il est important de faire front et de massifier les luttes avec les ressources propres à chacun-e. L’engagement des personnes LGBTI+ dans les partis et les syndicats n’a pas moins de valeur que l’engagement associatif, c’est pourquoi nous considérons que nos modes d’action doivent être complémentaires.
Pour toutes ces raisons, nous déplorons que la présence des syndicats et des partis politiques soit rejetée sur la Pride, censée être l’évènement qui nous permet de porter ensemble et haut nos revendications en mettant évidemment en avant les diverses associations communautaires et en leur laissant le soin de définir entre elles les mots d’ordre.
Nous continuerons d’être présent-es, de participer et de soutenir les différentes mobilisations qui touchent aux droits et à la place dans notre société des personnes LGBTI+. Cela aux côtés des associations de personnes directement concernées, des autres partis et des syndicats.