Suite à l’explosion dans l’usine chimique d’Elkem à Saint Fons, qui a fait un mort et 3 blessés graves,
– le média Rue89 Lyon nous apprend que :
voir sur https://www.rue89lyon.fr/2025/12/24/saint-fons-derriere-drame-mauvais-eleve-elkem-silicones/
Chez Elkem, "L’antenne lyonnaise de l’association "Notre affaire à tous" avait pointé des problèmes de non-conformité au droit de l’environnement à 50 reprises entre 2017 et 2022. À l’époque, elle avait, sans succès, déposé un référé contre les potentielles pollutions générées par l’entreprise.
“L’explosion est extrêmement dramatique, mais pas surprenante, a réagi « Notre affaire à tous » auprès de Rue89Lyon. Nous souhaitons alerter sur le nombre important d’infractions des industries de la vallée de la chimie, dont Elkem, répertoriées par les services de la Dreal, mettant en danger la vie et la santé des salariés et riverains, ainsi que l’environnement.”
L’association appelle à investir dans un « véritable service public de prévention des risques ». Car, depuis son alerte, les choses ne se sont pas arrangées pour Elkem. Dans le détail, l’usine a connu une première mise en demeure par arrêté préfectoral en mai 2022, puis une nouvelle en octobre.
Tout dernièrement, le 26 janvier 2025, quatre jours après la levée d’une précédente mise en demeure, une fuite de matières dangereuses est signalée, illustrant un enchaînement de dysfonctionnements. “Ces incidents contredisent l’idée d’un site maîtrisant pleinement ses risques”, grince Paul Poulain, ingénieur spécialisé dans la maîtrise des risques industriels, auteur du livre Tout peut exploser (2021)."
– la CGT a indiqué dans un communiqué de presse qu’on peut télécharger ci-dessous :
"Nous resterons pleinement mobilisés pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet accident mortel. Nous traquerons sans relâche tous les responsables de ces blessés et de cette mort au travail. Nous exigeons une enquête approfondie associant l’Inspection du travail, la CARSAT et les représentants du personnel, avec une transparence totale sur les causes de l’explosion et les responsabilités engagées. Nous serons particulièrement vigilants quant aux mesures prises afin que de tels drames ne se reproduisent plus.
La prévention des risques professionnels doit reposer sur des moyens réels et pérennes : des effectifs suffisants, une formation sécurité de qualité, du temps réellement consacré à la prévention, à la maintenance, aux retours d’expérience et aux exercices d’urgence. Ces exigences sont incompatibles avec les politiques de réduction de coûts, de sous-traitance à outrance et d’intensification du travail qui dégradent la sécurité et exposent les salariés."
L’heure est à la solidarité avec les victimes et leurs familles. Mais il ne faut pas en rester là. Pour le NPA, l’insécurité permanente des sites industriels, pour les travailleurEs et les riverainEs, est d’autant plus inacceptable qu’elle est engendrée par la course aux profits des capitalistes. Il n’y a pas d’autre solution que de mobiliser toutes celles et ceux qui ne veulent plus que les industriels jouent avec nos vies et de réclamer des comptes à leur complice, l’État, qui couvre les drames par son laisser faire. Notre objectif : l’expropriation et la mise sous contrôle ouvrier de toutes ces usines de la chimie, du pétrole, du nucléaire, de l’agro-alimentaire et bien d’autres secteurs, car les laisser aux mains des capitalistes est dangereux pour nos vies.