NPA 69
  • L’ISSEP DEMENAGE A PARIS, BON DEBARRAS !

    19 juillet 2026

    Communiqué à l’initiative du collectif Fermons les Locaux Fascistes :

    L’ISSEP DEMENAGE A PARIS, BON DEBARRAS !

    L’école de formation des cadres politiques de l’extrême droite / l’entre-soi réactionnaire quitte Lyon.
    C’est une bonne nouvelle pour notre ville et sa région mais pas encore pour celles et ceux qui défendent la démocratie et une véritable justice sociale, ni pour les minorités, ni pour celles et ceux qui défendent une répartition équitable des richesses et qui luttent contre celles et ceux qui défendent un programme raciste et suprémaciste. L’école s’installe à Paris.
    En 8 ans à Lyon, ce local aura notamment offert une tribune à des ultra-réactionnaires de tout poil : Eric Zemmour, Charlotte d’Ornellas, Gilles-William Goldnadel, Marguerite Stern, Jean-Frédéric Poisson, et bien d’autres réactionnaires et racistes.

    Depuis 2026, L’ISSEP à Lyon, c’était des liens avec la Cocarde Étudiante, « syndicat » étudiant où se côtoient la plupart des tendances de la droite extrême et violente, qui a organisé de nombreuses conférences, donnant ainsi tribune à des enseignants de l’ISSEP, et assurant largement sa publicité.
    L’ISSEP, ce fut aussi un débat co-organisé avec TVLiberté, Radio Courtoisie, La Cocarde, Némésis, l’OJIM, en résumé, des organisations actrices de la "réinformation", pratique toxique s’il en est.
    C’est à La Traboule, leur lieu de convivialité dans le vieux Lyon, que des étudiants de l’ISSEP se retrouvaient pour cultiver et diffuser leur idéologie identitaire. Il s’y validait les stratégies violentes de conquête de territoire et de haine des minorités ou de toute personne menaçant leur projet : l’élimination de ce qui n’est pas conforme à un fantasme d’identité pure.

    L’ISSEP aujourd’hui à Paris restera ce qu’elle était à Lyon : un lieu de consolidation de réseaux. Les personnes passées par cet institut ont pour la majorité d’entre elles et eux, des places toutes prêtes chez ses généreux donateurs et des milliardaires d’extrême-droite comme Pierre-Édouard Stérin et Bolloré, que ce soit comme attaché·es auprès d’élu·es, ou dans certaines grandes entreprises.
    Bonne chance et force aux camarades parisien·nes pour passer un vigoureux coup de balai.