3 mars 2026Le communiqué d’Extinction Rebellion :
"La BRAV-M interpelle 10 militant.es de Extinction Rebellion avant une action théâtrale contre le 2ème Lyon-Turin.
Alors qu’une cinquantaine de militant.es s’apprêtaient à déployer une action symbolique non violente aux bureau de SPIE Batignolles - acteur majeur des ravages en Maurienne - un vaste dispositif répressif était en place pour protéger les sièges des bétonneurs.
10 personnes ont été embarquées dans plusieurs commissariats. La mobilisation des moyens exceptionnels de la BRAV-M est particulièrement représentative de la répression à l’oeuvre sur le 2e Lyon-Turin. Procédures baillons, survols d’hélicoptères, interdictions de manifestation, filatures, contrôles des militant.e.s et fichages de masse sont autant d’atteintes disproportionnées à la liberté d’expression et à l’opposition politique, pourtant théoriquement garanties à toutes les échelles juridiques.
Ce schéma répressif n’a pas empêché notre mobilisation, nous ne nous laisserons pas intimider et nous portons aujourd’hui un message clair : "vos destructions ne resteront pas sans réponse".
Après Egis ciblé jeudi, nous avons repeint la façace de SYSTRA vendredi et ciblé SPIE Batignolles ce samedi par une grande action théâtrale. Au coeur de la Maurienne, loin de leurs bureaux luxueux, ces entreprises détruisent une vallée, des écosystèmes, des conditions d’habitabilité et d’accès à l’eau malgré une bascule climatique déjà à l’oeuvre.
Pire, la nébuleuse du BTP impose ses chantiers depuis plus de 20 ans alors que les analyses techniques les plus élémentaires, portées au plus haut niveau institutionnel, disqualifient sans réserve cette deuxième ligne. Le projet est à tous points de vue inutile, et demande des investissements colossaux qui manquent justement aux lignes de train existantes menacées de fermeture chaque année en France.
Aujourd’hui, nous exigeons :
– l’arrêt immédiat et définitif des travaux et des études avant projet en cours
– le report rapide des 2/3 du fret routier actuel sur la ligne existante tel qu’elle le permet
– la ré-allocation des budgets pour une véritable justice sociale, notamment via les trains du quotidien
Lorsque les municipalités locales et les riverain.es s’opposent à ce projet, mais qu’il est passé de force au nom d’une minorité privilégiée à grand renfort de répression policière, la désobéissance civile non violente devient une nécessité."
Pas convaincu ? Ecoute le rap argumentaire de Grand Chantier !!
https://www.youtube.com/watch?v=UVLFceditCU